Contrairement au capitaine de ce matin, je vais essayer d’enlever mes gants pour écrire afin de ne pas prendre la foudre à la moindre faute de frappe. (Allitération en F, ça commence très fort)

C’était mon dernier vrai jour.

Dernier jour en mer, dernier jour avec les otaries, dernières tortillas, dernière pina colada, dernière douche froide (même pas vrai, c’était chaud !).

Je commence déjà à prendre des adresses pour revenir. Apparemment fin octobre, c’est l’idéal… Qui vient ?

Mais revenons à nos moutons, enfin à nos otaries… Rapport à l’organisation toujours assurée par l’armée mexicaine, j’ai changé de club aujourd’hui.

Je vous passe les détails pour en arriver au snorkeling à Los Islotes en croisant les doigts pour que Sophie revienne nous faire des mamours.

J’ai tout misé sur le charme de notre guide, un vénézuélien fort sympathique répondant au nom « cotedazurien » de Juan.

J’ai eu froid pendant la traversée, certains avaient des anoraks (les bienheureux), le capitaine portait vraiment des gants, etc.

Tout ça pour dire qu’il faut une EXTRÊME motivation pour s’équiper et se jeter à l’eau (désespérément à 21°). Dieu merci, ou plutôt Neptune merci pour être précise, pendant qu’une mexicaine tentait de ne pas se noyer avec son tuba (Juan est parti lui chercher une bouée en plus de la combi et du gilet de sauvetage obligatoire), mes copines sont rapidement venues faire les belles !

D’abord un peu sauvages, elles se sont rapprochées pour faire leur show ! Il me semble bien que Sophie est venue me saluer puis Rosalie puis Bibi qui est arrivée tout doucement (vanne qui nécessite un minimum de culture musicale de merde des années 80 pour être comprise).

Cette fois, j’ai des vidéos. Même si la qualité laisse à désirer parce que les sujets étaient finalement trop près !

Le grand moment du jour : On a assisté à une scène entre 2 otaries qui se disputaient un bout de rocher.

– Dis… tu te pousses ?

– Mais va plus loin, tu vois bien que je suis poseyyyyyy (comme diraient mes nièces !)

– Mais t’es toujours sur CE rocher

– Et alors, j’ai bien l’droit !

– Mais heu, c’est pas que TON rocher !

– J’étais là en premier, t’avais qu’à pas traîner ce matin sous la douche !

Bref, le pleurnichard a fini par pousser l’autre qui est tombé à la flotte puis l’a rejoint et j’ai bien eu l’impression qu’ils ont continué à s’engueuler sous l’eau. C’était très drôle !

Vu que la mexicaine nageait comme un burrito, je suis un peu restée à part jusqu’à ce que Juan me fasse remarquer qu’un gros mâle n’arrêtait pas de me passer devant pour me signifier sans doute que j’étais trop près des rochers ou de ses femelles (environ 8/10 filles pour 1 garçon. Bonjour la parité !). Il n’avait pas l’air agressif mais j’ai prudemment reculé de quelques mètres !

Ensuite, le miracle, une otarie est venue se mettre entre nous 3, version tellement relax que j’ai cru qu’elle était malade, voire en train de mourir ! Mais non, elle voulait juste qu’on lui gratte les nageoires ! Et puis au bout d’un moment, non sans avoir tenté de m’entraîner dans le fond en tirant sur la corde de sécurité de mon appareil photo (relié au gilet !), elle a fini par repartir se dorer la pilule sur un rocher ! J’espère que ce n’était pas celui des deux autres, sinon… va y avoir des règlements de comptes à OK Corail. (Non là c’est pas une faute de frappe. C’est encore un jeu de mot pourri)

En revanche, frigorifiée que j’étais en remontant sur le bateau, je me suis changée et mise au sec, renonçant à la seconde session de snorkeling au-dessus d’un jardin de corail avec plein de poissons (dont rappelons-le je me fous éperdument !)

La capitaine m’a donc emmenée sur la plage pendant que la mexicaine (qui nageait comme une quesadilla) se remettait courageusement à la mer et que les autres plongeurs plongeaient (logique).

Deuxième miracle de la journée… En plein soleil et sans un brin de vent sur cette plage, j’ai eu TRÈS chaud !

Quand les autres sont arrivés, le capitaine a débarqué une table en plastique et hop, on a mangé en plein cagnard !

J’ai frôlé l’insolation ! Enfin !

Ensuite retour au centre puis à l’hôtel en Uber (Je ne m’en remets toujours pas qu’il soient là !) et comme il n’était pas tard, j’ai demandé à voir le directeur pour expliquer mes malheurs.

Une première femme m’a fait entrer dans son bureau et a écouté l’air navré mes histoires de clim qui fonctionnait toute seule la première nuit (me réveillant toutes les 2h)  et d’eau chaude défaillante.

Elle en a croisé une deuxième à qui elle a tout ré-expliqué. Cette deuxième a eu l’air fort contrarié. M’a redemandé le pourquoi du comment de quand combien (?). M’a accompagnée dans ma chambre pour vérifier que tout était en ordre. M’a demandé quand je partais. Et m’a proposé de manger ce que je voulais ce soir et demain midi à l’hôtel !

Bien commerçante ma foi !

Bon… Évidemment, ce soir, après mon poisson à la sauce épinards, ils m’ont quand même apporté la « quanta » et j’ai eu toutes les peines du monde à leur expliquer que j’étais invitée par la directrice, dont je n’avais même pas le nom ! Ils ont discuté entre eux, passé des coups de fil et m’ont finalement laissé repartir sans appeler la police ! Mais ils n’avaient pas l’air convaincu de ma bonne foi.

Avant ce frugal dîner, je suis quand même allée faire un tour en ville, histoire de faire quelques photos notamment de tags plutôt réussis, de bus d’une autre époque et du coucher de soleil.

Au milieu de tout ça, je suis tombée sur un collectif de jeunes batteurs (pas ceux pour monter les blancs en neige, des musiciens !) qui tentaient de jouer ensemble sur le Malecon (les Champs Elysées locaux). C’était bien rigolo, entre ceux qui tapaient comme des sourds, ceux qui s’en foutaient, ceux qui étaient largués et qui tentaient de retrouver le rythme !

Sur ce, il est déjà 21h46 et je tombe de sommeil.

Demain, pour la première (et dernière !) fois je vais pouvoir faire la grasse matinée… je vise au moins 7h30 !!!

Et comme je n’ai rien prévu de particulier avant mon transfert à 15h (à part aller régler le club, ce qui s’annonce comme un grand moment parce que j’ai l’impression qu’ils calculent à la louche mais une bonne louche pour eux…), et devant l’engouement général, je vous parlerai du yacht de Spielberg.

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