Toujours dans Belfast ! Soit quatorze kilomètres environ.
Je m’arrête un instant sur cette application qui évalue aussi les calories brûlées et nous donne d’étranges équivalences : par exemple, ce lundi 14 février, jour de Saint Valentin, nous avons éliminé huit œufs. Les autres jours, nous avons gagné le droit de manger deux pilons de poulet frits ou encore 3 glaces italiennes. Mais Quid des Fish and Chips et de la Guiness ? Ça demande amélioration pour moi. L’application gagnerait à d’adapter à la gastronomie locale !

On en revient à la visite. Avec Laurence, on avait un planning très étudié pour rentabiliser ces quelques jours !
Et le lundi, cétait raviolis Titanic.

Dans la série « le saviez-vous ? », le Titanic a été construit à Belfast, sur le chantier naval de la compagnie Harland & Wolff. Et depuis bientôt dix ans, le Titanic Belfast Expérience raconte l’histoire incroyable de ce paquebot : de son lancement à son terrible naufrage en avril 1912, après la collision d’un iceberg, provoquant la mort de plus de 1 500 personnes. Tout le monde a vu le film ? Je ne reviens pas plus en détail sur les faits ! Je vous mets simplement des photos du très beau bâtiment. A l’intérieur, tout est minutieusement expliqué. On est restées près de trois heures !

Pour moi, c’est un lieu incontournable de Belfast. On en apprend beaucoup sur le paquebot mais aussi sur la vie de la population au début du vingtième siècle en Irlande du Nord. Vous imaginez bien que les conditions de travail sur le chantier n’étaient pas faciles (doux euphémisme) et qu’un bon nombre d’ouvriers se sont noyés probablement dans une relative indifférence.

Je vous passe rapidement le déjeuner dans un Pub, un aller retour en bus pour voir la ville en se reposant pour en arriver à notre fin de journée et notre second concert.

Julie nous avait dit qu’elle était au premier rang alors quand on a cherché les places, on a regardé aussi pour être devant. Et on en a trouvé deux… qui coutaient un bras mais quitte à aller voir TEXAS une fois dans sa vie à Belfast… on les a prises.
Ensuite, on s’est aperçues que Julie et son amie de Dublin étaient finalement au premier rang… de la terrasse. Et que nous avions en fait acheté des places avec la « package VIP ». On a découvert que nous avions la setlist des titres joués, une affiche dédicacée et une rencontre pour faire une photo avec Sharleen Spiteri !
Plutôt sympa sur le papier.

Mais en réalité un peu décevant à mon goût.
Pour commencer, sans faire la fine bouche, je n’aime pas le concept de payer pour voir quelqu’un. J’irais presque jusqu’à dire que ça fait un peu P… de se vendre comme ça.
Ensuite, en raison de notre ami Covid, nous sommes séparées par un plexiglas qui rend la conversation compliquée. Mais ça arrange tout le monde (sauf les fans) parce qu’on sent bien qu’il ne faut pas que ça dure trop longtemps. Toujours en raison du Covid (qui a bon dos parfois), il est interdit de lui donner quoi que ce soit ou de lui faire dédicacer le moindre disque. Alors même si Sharleen s’est parfois écartée de la vitre, j’ai trouvé ce moment assez glauque.
Certains étaient déçus, voire furieux…

Je préfère nettement la croiser par hasard sur Oxford Street à Londres !

En attendant le début du concert, on a discuté avec quelques personnes, notamment deux filles furax de la rencontre… On en reparlera quand je débrieferai le show mais elles l’ont bien fait savoir…

Pour la peine, je ne vous mets pas les photos… On verra plus tard si je suis de meilleure humeur…
En revanche, Cat Myers, nouvellement recrutée par le groupe à la batterie, se baladant tranquillement dans le hall, j’en ai profité pour lui demandé une photo. Elle a gentiment accepté en s’excusant de garder le masque, ce que je comprends parfaitement.

Je passe sur le concert… Mais jsachez quand même que finalement Julie avait racheté d’autres places, qu’il y avait des sièges vides au premier rang et qu’on s’est retrouvées toutes les quatre ensemble !

A côté de nous, un monsieur très réservé qu’on a tenté de faire danser et un autre, qui était venu remplir un siège vide, bien déterminé à faire la fête. il arborait une délicieuse moustache, quelque part entre Freddie Mercury et Tom Selleck (Magnum) et dansait avec nous joyeusment ! Evidemment, Sharleen l’a repéré, l’a branché sur sa moustache, expliquant que plus jeune elle craquait sur Magnum, etc. et lui a demandé de se lever.

A la fin du concert, comme j’ai tout filmé, j’ai proposé au moustachu de lui faire passer la vidéo. On a engagé la conversation. Et ce pauvre Alex s’est retrouvé embringué dans le pub le plus proche par quatre françaises déchainées !
S’en est suivie une pluie de Guiness (et du vin pour lui). Même moi j’en ai bu et je dois reconnaitre que la Guiness n’a pas la saveur des bières amères habituelles. Je lui trouve plutôt un goût de café. En plus, d’après Cécile, elle est riche en fer. J’ai donc soigné un peu mon anémie chronique…

La conversation (enfin la tentative) nous a appris qu’il était pompier, qu’il avait une fille et qu’il aimait beaucoup TEXAS.
Les moins bilingues ont tenté de s’accrocher et il y a eu un désormais mythique « It’s a real plaisir to rencontred you » de la part de Laurence qui, je pense, peut me faire rire encore en y repensant dans dix ans !

On est restés au pub jusqu’à ce qu’on se fasse jeter dehors vers une heure du mat’ et là, j’ai pensé à cette citation qu’on voit un peu partout dès qu’on parle de développement personnel « la vie ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre à danser sous la pluie ».

J’ai aussi pensé que si on ne chopait pas ce P… de Covid à Belfast, on ne le choperait jamais. Et devinez quoi ? Laurence et moi, on l’a chopé ! Je suis positive depuis ce matin et elle, depuis deux jours. Rien de grave pour le moment. On croise les doigts ! (Il est d’ailleurs probable qu’on l’ait contracté plus tard mais ils sont très très très détendus là-bas au niveau des gestes barrières). Pour tout vous dire, depuis le temps que j’ai cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, je suis presque soulagée.

En tout cas, cette soirée m’a fait un bien fou. C’est bon de retrouver un peu d’insouciance après ces deux ans bien plombés (et c’est peut-être pas fini). En pompier responsable, bien que bourré, Alex est parti à pieds dormir à la caserne plutôt que de prendre sa voiture pour rentrer chez lui à vingt miles !
Et nous, on est rentrées à l’hôtel en chantant le très subtil « ce soir tu vas prendre » de Max Boublil…

Avec Cécile (et son rire tonitruant) et Alex, on s’est promis de « Stay in Touch ».
On ne se reverra probablement peut-être jamais mais cette nuit là, dans les rues de Belfast, on a dansé sous la pluie ensemble et c’était chouette.

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