Oui j’ai vu 5 fois le groupe lors de sa dernière tournée.

Mais par pitié, ne me dites pas « tu as vu 5 fois le même concert » ?
Parce que NON. Ce n’est JAMAIS le même concert.

Ce sont des villes différentes, des salles différentes, un public différent, des amis différents et au final, une ambiance différente à chaque fois.

Certes, le concept est le même et la liste des chansons à peu près similaire chaque soir. Mais les membres du groupe sont eux aussi d’humeur changeante. Sharleen Spiteri (je précise que c’est la chanteuse de TEXAS au cas où vous soyez tombés sur ce post totalement par hasard !) est également plus ou moins en forme. Par exemple, il y a eu un avant et un après Covid où elle forçait moins sur sa voix.

Je ne vais pas vous faire un débriefing de chaque soirée mais plutôt vous livrer quelques impressions en vrac sur ces concerts à Belfast, Chambéry, Dijon et Paris. Oui, ça fait quatre villes mais je les ai vus deux fois à Belfast.

Belfast, forcément magique parce que… déjà on est à Belfast et c’est chouette !
Que je devais faire UN concert le 14 février et que ma copine Laurence m’a fait la surprise d’avoir trouvé des billets pour la veille également ! Moi, j’avais même oublié qu’ils jouaient deux soirs ! Cliquez ici pour le rattrapage de cet épisode.

Alors le 13, c’était LA surprise et LA découverte de ce Southside Tour, une tournée qui devait célébrer le trentième anniversaire du premier album Southside, sorti en 1989. Une tournée dont on a effectivement acheté les tickets trente ans plus tard en 2019 mais qui finalement se sera déroulée en 2022 à cause de cette putain de saloperie du Covid.

Un concert en deux parties, avec un entracte au milieu.

Tout d’abord, une partie entièrement consacrée au premier album avec les onze titres joués dans l’ordre mais pas forcément avec le son et l’orchestration du disque. C’est comme ça qu’on se retrouve à écouter I don’t want a lover dans une version folk… que personnellement je n’aime pas beaucoup. Je préfère de loin la version originale, plus rock avec le son de la guitare d’Ally McErlaine, son largement inspiré par la musique du film Paris Texas.
Une version que le groupe interprète heureusement dans le seconde partie mais malheureusement sans Ally. Le guitariste qui n’était plus là que sporadiquement a annoncé son départ définitif quelques semaines avant le début de la tournée. C’était l’un des membres historiques avec Johnny McElhone et Sharleen Spiteri. Et même si Tony McGovern assure de plus en plus à la guitare et aux chœurs, j’avoue qu’Ally me manque. J’aimais bien sa silhouette nonchalante et discrète… Pour ceux qui le regrettent aussi, sachez qu’il a fondé un autre groupe Red Sky July avec sa femme Shelly Pool. Je vous laisse découvrir…

Pour en revenir au concert, Sharleen est invariablement habillée de sa veste en jean apparemment d’époque et d’un bonnet jaune ou orange. Elle plaisante sur le temps qui passe et remercie les fans qui sont là depuis le début. Autant vous dire que la moyenne d’âge tourne autour des 50 ans… Eh oui, on a vieilli avec elle !
Elle explique leurs difficultés à enregistrer ce premier album avec un nom de groupe qui sonne américain alors qu’ils sont tous écossais (son accent le prouve !) Pour l’anecdote, elle lit visiblement souvent les paroles de ses vieilles chansons qu’elle n’a pas chanté souvent depuis bien longtemps !
Elle plaisante aussi sur le fait que le groupe en deuxième partie est sympa mais que la chanteuse se prend pour une diva. Elle présente aussi souvent la nouvelle batteuse en se réjouissant qu’il y ait enfin une deuxième fille dans le groupe. Alors pour illustrer cette première partie, j’ai choisi Thrill has gone, mon morceau préféré de l’album, parce que cette chanson me donne de l’énergie et du courage.
Et ça tombe bien puisqu’il permet à Cat Myers de prouver qu’elle assure !

Dans la deuxième partie, c’est beaucoup plus dynamique !

Sharleen est en costume pourpre (violet ?) et invite le public à se lever, ce qui provoque toujours un vent de protestation de la part de ceux qui trouvaient bien confortables d’être assis ! Mais une fois debout, les fans ne se rassoient que rarement.

A Belfast, la contestation a failli dégénérer. La sécurité est intervenue, Sharleen les a envoyé balader dans des termes choisis… A tel point qu’elle s’est ensuite excusée, expliquant que la sécurité ne faisait que son job mais qu’on était dans un concert alors que les uns pouvaient danser… tout en respectant les autres… et en ne s’approchant pas trop près de la scène pour éviter le Covid. Consigne de moins en moins respectée au fil des concerts et bien sûr, elle a fini par choper cette putain de saloperie le Covid ! Quelques shows ont été annulés mais assez vite reprogrammés.

Pas de grosse surprise dans la setlist avec une succession des plus grands hits du groupe : Halo, Summer Son, Black Eyed Boy, In demand, Say what you want, Inner Smile, etc…
Et, je le déplore, niveau reprise, rien de nouveau non plus et c’est un peu dommage… TEXAS finit encore et toujours avec Suspicious Mind d’Elvis Presley et Sharleen qui nous invite invariablement à « quitter la salle et rentrer à la maison si on ne connait pas le morceau ». Qu’on se comprenne bien, j’adore cette reprise mais on l’a beaucoup entendue depuis des années…
Heureusement, le groupe joue aussi quelques titres du dernier album Hi, Mister Haze et/ou You can call me ainsi que le slow qui tue et fait pleurer dans les chaumières Unbelievable.
C’est pour ça que j’ai choisi ce titre pour illustrer cette seconde partie.
Et aussi parce que c’est LE moment un peu sérieux où Sharleen en profite pour remercier tous ceux qui nous ont permis de traverser cette cette putain de saloperie de période Covid, tous les métiers de la santé, les caissiers, les livreurs, les producteurs, etc.

La chanteuse écossaise fait rarement la Une de la presse people et s’épanche peu sur sa vie privée. Elle a toutefois confessé avoir perdu sa mère durant la pandémie et penser souvent à elle en chantant ce titre, ce qui le rend encore plus émouvant.

A Chambéry, c’était un bon concert aussi avec des amies qui connaissaient peu mais qui ont apprécié. L’occasion également de rencontrer des fans que je connaissais uniquement par les réseaux sociaux et des amies d’amie. Et puis notre patience a été récompensée puisque Sharleen est venue signer quelques autographes après le concert.

A Dijon, en revanche, nous avons attendu pour rien ! Mais on a passé un after un peu surréaliste derrière le Zénith où, allez savoir pourquoi, j’ai chanté beaucoup de Stéphanie de Monaco…

Je vous l’avais dit… Aucun soir ne se ressemble.

Voilà, je ne sais pas pourquoi mais j’ai eu du mal à finir ce post.
Peut-être parce que je suis un peu frustrée de ne pas avoir fait plus de dates. J’ai retrouvé des amis venus de toute la France, de Glasgow, d’Angleterre et même d’Allemagne. On ne se croise souvent que quelques minutes, on échange peu de mots, surtout quand on ne parle pas la même langue. Mais j’aime ces rencontres qui débouchent parfois sur de vraies amitiés.
Au Zénith de Paris, j’ai vu ou revu tellement de potes, dans une ambiance de fous. Pour moi, c’était le meilleur des cinq concerts.
Et oui, j’aurais bien fait encore quelques soirées aussi belles. Parce que vous pouvez penser qu’on est des imbéciles à beugler des « Yeah Yeah Yeah » avec les mains en l’air mais à ce moment précis, on est des imbéciles heureux. Et ça, ça n’a pas de prix.

Peut-être aussi que ne pas aller voir TEXAS comme prévu à Glasgow, leur ville natale, m’a laissé un goût d’inachevé. Parce que ce concert du 4 mars devait être le point d’orgue d’une semaine de road trip à travers l’Écosse avec mes amis Katie et Bernard.Comme nous l’avions fait à l’été 2017. Quelques jours qui avaient définitivement scellé notre amitié.
On se réjouissait tellement. Alors je ne vais pas rentrer dans les détails, ni m’appesantir de trop parce que Bernard était pudique et qu’il n’aimerait sans doute pas ça.
Je tiens pourtant à saluer cet homme sensible, chaleureux, d’une humanité rare, sans doute un peu trop fragile pour ce monde de brutes. Il se mettait en colère parfois mais il luttait surtout à coup de sourires ravageurs et de câlins. J’aimais tellement quand il me prenait dans ses bras.
Il avait toujours un mot gentil après avoir lu mon blog et savoir qu’il ne le fera pas demain me brise le cœur.
J’embrasse Katie tendrement.
Je sais qu’on refera des concerts de TEXAS (et pas que…) ensemble et qu’on emmènera toujours notre « Old Bee » avec nous.

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