Du côté de Lyon, à Caluire précisément.
Au Radiant, une chouette salle avec une chouette programmation depuis plusieurs années.

Jeudi 29 mars 2022, on était quelque part entre le printemps et l’hiver, avec le retour de la neige annoncé après une douceur quasi estivale.

Mais avec Tim Dup, on était surtout quelque part entre le jeune artiste débutant et le vieux briscard qui a déjà pas mal de concerts à son actif, dont les premières parties de Biolay, Miossec ou encore Oxmo Puccino.

On s’est promené entre le phare de Pertusato en Corse et la place de la République (place de l’espoir) à Paris.
Entre Léo Ferré et Claude François, en passant par Alain Souchon (dont il a souvent repris joliment La vie ne vaut rien), Orelsan ou Benjamin Biolay.
Quelque part entre le rap, la bossa nova, la pop électro et tout simplement la variété française.

Eclectique, Tim Dup a collaboré avec Synapson, Gaël Faye, Aurélie Saada (ex Brigitte) et même enregistré un duo avec Véronique Sanson.

On est passé du piano voix et la fragilité de Je te laisse à la puissance et la rage et d’une Envie méchante ; de la gravité qui nous emmène Vers les ourses polaires à la légèreté de Juste pour te plaire, une chanson faite -je cite- pour « chalouper du cul » ; on était à la fois sous le Soleil noir et À ciel ouvert.

On a obtempéré aux ordres du sale gosse qui a séparé la fosse en deux pour mieux la réunir dans un pogo endiablé ; on a répondu à l’invitation du chanteur pour midinette à faire des chœurs tous ensemble et on a retenu notre souffle pour écouter religieusement des morceaux qui donnent la chair de poule.

Quelque part entre l’ombre et la lumière, la superficialité et la profondeur, la joie et la mélancolie heureuse (titre de son premier album).
On est vraiment dans une ambiance et puis, dès la chanson suivante, dans une autre.

(Je mets une seule vidéo parce que la qualité n’est pas terrible mais j’ai choisi un extrait assez représentatif avec la montée en puissance du morceau et plus haut, je vous ai truffé le texte de liens vers des clips si vous avez la curiosité de regarder !)

Tim Dup, c’est des joues de poupon, une silhouette d’adolescent encore un peu maladroit et un homme qui affirme ses choix. Pour cette tournée, il a choisi de s’entourer de deux sacrés musiciens. Un bassiste et un guitariste hyper stylés qui apportent de l’épaisseur et de la consistance à ses musiques et ses textes.
Et ce le trio fonctionne magnifiquement. (Désolée mais je n’ai pas réussi à retenir le nom des deux acolytes).

Des textes d’une étonnante maturité pour un artiste si jeune.
L’entendre parler de transmission alors qu’il n’a que 27 ans, c’est toujours déconcertant.

Je l’ai déjà vu deux fois en concert. En novembre 2018, je suis allée jusqu’au fin fond de la Loire, curieuse que j’étais de découvrir celui qui n’avait alors qu’un album. J’avais peur de découvrir un Geek absorbé par ses machines. Mais j’avais été agréablement surprise par sa facilité à parler au public de sa petite voix douce, presque atone.
En octobre 2020, entre deux confinements, dans un contexte hyper lourd (nous étions masqués et les organisateurs n’osaient même pas toucher les billets du concert !), toujours seul sur scène, dans une ancienne usine de Vénissieux, il avait réussi à nous embarquer dans son monde.

Oui, avec Tim Dup, on est vraiment quelque part, un peu en dehors, un peu plus loin, ailleurs.
Et par les temps qui courent, c’est toujours bon à prendre.

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