C’est difficile de rentrer.

Il y a toujours un petit moment de “post partum” après le voyage.

Le gris, la pluie, le brouillard et la nuit qui tombe à 17h30 n’aident pas !

Heureusement il y a les gens qu’on a plaisir à retrouver, Jodie (ma chienne pour ceux qui débarqueraient sur ce blog !) et… le confort d’un bon matelas pour une nuit sans se demander quels sont les bruits bizarres qu’on entend !

Mon roi lion préféré !

J’ouvre une parenthèse à propos du matelas qui revient souvent dans mes statuts Facebook ou Instagram ! Je sais que ça peut paraitre accessoire pour les uns, voire capricieux pour les autres… Mais j’ai malheureusement un dos en très mauvais état, qui m’empêche de faire un certain nombre de choses et me fait souffrir (à des degrés divers) quotidiennement. Alors selon le matelas et l’oreiller, je dors plus ou moins bien, je me réveille avec plus ou moins mal et ça peut me gâcher plus ou moins la journée !

Je ne nie pas non plus que je suis une aventurière à deux balles et que j’aime le confort. Mais une douche froide, aussi désagréable soit-elle sur le moment, ne va pas me pourrir la journée ; un pique-nique moyen, je m’en fous du moment que je suis dans un bel endroit et si le Spritz local n’est pas aussi bon que celui de Venise, je m’en tape ! Ne riez pas, ils ont osé importer le Spritz dans les hôtels tanzaniens même au fin fond de la savane (de Papy Brossard, voilà, ça c’est fait pour tout le reste du récit).

Comme pour Rome, puisque je n’ai pas raconté mon voyage au jour le jour, je ne vais pas le faire rétrospectivement. Je ne me rappelle pas forcément des choses dans un ordre chronologique.

J’ai noté des noms, des infos, des chiffres mais ce voyage c’est avant tout du visuel et des émotions : des girafes qui courent au loin, un éléphanteau maladroit, un léopard bien caché dont on ne voit que la queue, le “sourire” d’une hyène, la paresse d’un lion, l’agilité des antilopes, la nonchalance des singes, la vivacité des zèbres, etc.

Ce sont des paysages variés avec une végétation parfois étrange comme ces acacias esseulés.

Ce sont les dizaines d’enfants sur le bord de la route, qui nous ont fait coucou sans que l’on sache vraiment ce qu’ils pensaient de ces étrangers qui passent dans de grosses voitures polluantes.

C’est aussi la culture et la bonne humeur de Nixon, notre guide et chauffeur pendant toute la semaine.

33 ans, (toutes ses dents), guide depuis presqu’une dizaine d’années, il a su répondre à (presque) toutes nos questions (plus ou moins pertinentes) dans un français (quasiment) impeccable en se moquant parfois de nous en faisant par exemple passer un guépard pour un léopard.

“Je n’ai pas menti. Vous aviez tellement envie que ce soit un léopard que je ne vous ai pas détrompées !” Phrase suivi d’un éclat de rire bruyant et joyeux.

Il s’est bien marré aussi quand on lui a demandé si on allait voir des tigres… qui vivent seulement en Asie.

Ce sont des levers et des couchers de soleil exceptionnels.

Ce sont enfin des kilomètres avalés dans la poussière ou la boue à bord d’un LandCruiser spécialement aménagé pour les safaris, avec pour plaque d’immatriculation T484BFF. Ma co-voyageuse étant ma filleule Apolline, fille d’une de mes meilleures amies, j’ai bien aimé ce BFF qui signifie Best Friend Forever pour les anglophones !

D’où importance d’un bon chauffeur ! Et d’un dos qui tient le coup ! Beni soit mon ostéo qui avait rétabli le mien aussi bien que possible avant le départ !

Bref, ce voyage pourrait se passer de mots et se contenter de photos et vidéos mais comme je suis bavarde, je vais quand même vous raconter 2/3 trucs dans les jours à venir !

Et pour vous faire patienter, je vous laisse avec une photo des premiers animaux croisés le soir de notre arrivée, les dik-diks, antilopes naines (trop trop trop) mignonnes qui squattaient le jardin de l’hôtel !

Kufuata. (A suivre en Swahili !)

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