Passer une mauvaise nuit.

Se réveiller tôt surtout pour un dimanche (à 7 heures) et cogiter sur une histoire de copropriété.

Me poser pour la millième fois la question de “comment peut-on être aussi con” ? Ne pas trouver de réponse.

Me demander aussi pour le énième fois si avoir mal partout ne peut pas être assimilé à des courbatures et espérer naïvement être immunisée contre le Covid-19.

Emettre l’hypothèse que ce soit plutôt un signe de la dépression due au confinement qui nous touche tous (si, si, ils l’ont dit à la télé) même si on a l’impression que tout va bien.

Admettre que c’est probablement tout simplement ce foutu dos qui fait encore des siennes.

Se jurer de refaire des étirements.

Se rendormir finalement jusqu’à 9 heures 11.

Sortir en priorité la chienne qui a gentiment patienter jusque là.

La laisser s’amuser une bonne demie-heure avec des potes. La jalouser un peu…

Petit déjeuner tranquillement avec de la brioche aux pralines, celle qu’on aime partager à 1 heure du mat’ en rentrant de concert avec N et V. Espérer en remanger bientôt avec elles.

Glander devant “C à vous l’hebdo” enregistré hier.

Essayer d’appeler deux amies mais tomber sur la messagerie. Réaliser que l’une d’entre elles doit travailler. Se demander ce que fait l’autre.

Passer un petit coup d’aspirateur.

S’allonger sur le canapé devant un épisode de “Brooklyn 99” et espérer s’endormir. Se faire rappeler à l’ordre par l’épaule gauche. Se relever.

Chercher un spray pour badigeonner les cuisses toutes rouges de Jodie allergique à on-ne-sait-pas-quoi. Peut-être le soleil tout bêtement ? La caler sur le canapé pour ne pas en mettre de partout. Constater qu’elle se laisse faire mais qu’elle tremble ! La rassurer et lui donner un bonbon pour la récompenser d’avoir été tellement courageuse ! (Instant moqueur).

Réfléchir à ce qu’on va manger. Saliver à l’idée d’un bon plat de spaghettis bolognaises avec beaucoup de parmesan. Sortir un steak haché du congélateur pour préparer la sauce, s’apercevoir qu’on a des saucisses lentilles à finir. Remettre le steak haché dans le congélateur. (Petit moment de tristesse).

Monter faire son lit, finalement se recoucher 5 minutes, comater 10 et se faire rappeler à l’ordre par l’épaule gauche. Se relever.

Filer sur la terrasse et entreprendre (enfin) quelques étirements en écoutant (encore) Benjamin Biolay.

Comment est ta peine ?
La mienne est comme ça
Faut pas qu’on s’entraîne
À toucher le bas
Il faudrait qu’on apprenne
À vivre avec ça
Comment est ta peine ?
La mienne s’en vient, s’en va

Trouver que le il faudrait qu’on apprenne à vivre avec ça résonne bizarrement par les temps qui courent. Prier que les concerts de BB prévus en novembre aient bien lieu…

Appeler la boulangerie pour “réserver deux choux à la crème chantilly”.

Vérifier que la video envoyée hier au soir par “Monsieur Premier Commentaire” ne soit pas un hoax et halluciner en voyant une trentaine de personnes danser en pleine rue dans le 18ème arrondissement de Paris.

https://www.ladepeche.fr/2020/04/25/coronavirus-a-paris-des-habitants-ignorent-completement-le-confinement-les-internautes-enragent,8862842.php

Avoir envie de chanter avec eux et avec Dalida Moi, je vis d’amour et de danse, Je vis comme si j’étais en vacances, Je vis comme si j’étais éternelle, Comme si les nouvelles étaient sans problèmes. Réaliser que là encore les paroles résonnent bizarrement par les temps qui courent. Et en conclure que les gens sont fous !

Manger les saucisses lentilles. Pas mauvaises mais demain je fais les Bolo !

Monter enfin se laver et s’habiller. (Même tenue qu’hier, on s’en fout !)

Redescendre pour commencer le post du jour.

Céder à l’impatience de Jodie qui veut aller se balader.

Prendre la direction de Buckingham chez la reine mère.

S’arrêter à la boulangerie récupérer les choux. Se féliciter de les avoir réservés, y’en avait plus !

Se faire un afternoon tea (ou presque) de loin.

“Les choux confilly”, une nouvelle tradition !

Parler de la pluie et du beau temps et envisager de se faire remmener en voiture parce que le temps se couvre, que ça y est il pleut et que finalement non, alors on va repartir à pieds (et à pattes).

Trafiquer l’attestation pour faire comme si ça faisait moins d’une heure. Culpabiliser un peu mais se dire qu’on n’a pas pris de risque et qu’on commence à vivre comme on va vivre prochainement : en faisant attention tout le temps.

Rentrer tranquillement, croiser deux trois personnes mais pas plus et constater que le grand carrefour du Monument aux Morts devant la gare est bien désert.

Continuer ce post.

Se dépêcher parce qu’à 19h y’a rendez-vous Zoom avec les copains d’Aix les Bains, Lyon et même Dublin.

Se réjouir à l’idée de tous les retrouver.

Constater qu’ils vont bien même si c’est parfois compliqué moralement et/ou professionnellement.

Réaliser que la journée est encore vite passée.

Penser au film ou a la série qu’on va regarder dans son lit, en souhaitant que ce soit mieux que le film de Michel Denisot “Toute ressemblance” vu hier. C’est très décevant en dépit du casting !

Se dire que c’est la routine, qu’on va bien.

Et qu’on espère de tout coeur que les autres aussi.

Et juste avant la publication, apprendre qu’une amie vient de perdre sa maman du virus (même si ce n’était pas sa seule pathologie). L’embrasser virtuellement mais néanmoins pour de vrai très très fort.

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