Et tomber sous le charme de la ville.

Parce qu’aujourd’hui, j’ai vu des arènes… Rapidement… Je n’ai pas du tout envie de les visiter. C’est un lieu de souffrance et de mort.

Mais heureusement j’ai vu aussi les rues de New York dans les années 40 grâce aux photos de Helen Levitt…

Ça, c’est un selfie avant l’heure, un autoportrait dans le métro.

En revanche, les photos de photos c’est toujours raté alors je ne vais pas en mettre trop pour ne pas saccager le travail des artistes.

J’ai visité la Corée au détour d’une ruelle en tombant par hasard sur le travail de Bruno Requillart au Goeun Muséum of Photography…

J’ai croisé Pedro Almodovar et Rossy de Palma dans le palais de l’Archevêché et j’ai plongé avec eux dans la Movida espagnole des années 80.

J’ai fait connaissance avec Eve Arnold, Abigail Heyman et Susan Meiselas, un trio de femmes qui ont osé photographier des “unretouched women”.

Puis Libuse Jarcovjàkovà m’a entraîné dans la nuit, la rue, l’alcool et la dépression en Tchécoslovaquie communiste…

Je ne suis pas trop restée… juste le temps d’apprendre qu’il y avait des immigrés cubains et mexicains à Prague.

Tom Wood m’a présenté des mères, des filles, des sœurs typiquement anglaises des années 80.

J’ai bien aimé leurs brushing ! (Farah Fawcett style forever !)

J’ai emprunté la route de la soie, je suis montée sur un cargo, j’ai traversé la Syrie par les nuages, j’ai vu la Chine, des intérieurs de voitures américaines, admiré le regard doux et déterminé des enfants de Bombay et plein d’autres choses encore !

J’ai même écouté les Suprêmes, Stevie Wonder, Marvin Gaye ou encore Smokey Robinson avec tout un lieu consacré à la Motown, la célèbre maison de disques qui a commercialisé la musique black américaine dès les années 60.

Moi qui suis relativement hermétique à la peinture (c’est un doux euphémisme), j’adore la photo et ça fait des années que j’ai envie de venir aux rencontres photographiques d’Arles.

Il aura fallu que Texas soit en concert ici et que ma copine Laurence me demande de l’accompagner (j’avoue qu’elle n’a pas dû insister beaucoup !) pour que je me décide enfin.

Je ne pourrai pas tout faire.

Il y a une cinquantaine d’expositions pour fêter les 50 ans de ces rencontres.

Mais j’en ai déjà pris plein les yeux aujourd’hui !

D’autant que chaque expo se tient dans un lieu en général assez magique.

Parce qu’à Vienne, on est déjà bien gâté au niveau du patrimoine mais Arles, c’est vraiment du haut niveau !

En plus il fait beau et les gens sont charmants… Hormis un restaurateur qui m’a vendu une « grande » assiette de pâtes avec huit pâtes dedans pour 16 € !

Il a réussi l’exploit d’être plus cher qu’un resto d’altitude sur les pistes de ski !

(J’en ai quand même fait la remarque au patron qui a osé me dire que j’étais la première à me plaindre… Ce que la serveuse a contesté après discrètement en m’expliquant que c’était déjà arrivé !)

Enseigne à éviter… sauf si vous avez vraiment un appétit d’oiseau ou que vous êtes en plein régime !

Sur ce, faut que je vous laisse, demain je file au Texas !

J’en profiterai pour vérifier que leur théâtre antique n’est quand même pas plus joli que celui de Vienne ou que Fourvière à Lyon…

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