J’ai craqué.

Je me suis évadée.

J’ai profité du flou de ce premier week-end de reconfinement concernant les dérogations pour les retours de vacances et je suis partie en Savoie.

J’ai mis une valise vide dans mon coffre pour faire comme si je rentrais des congés de la Toussaint en cas de contrôle. Comme il était également permis d’aller au cimetière, sur les conseils d’une amie dont je tairai le nom (merci Véro ! ), j’ai aussi mis une plante dans la voiture, prête à expliquer que j’allais fleurir mon père à Aix-les-Bains (je l’ai juste un peu délocaliser le pauvre). En revanche, je me suis dit que j’aurais du mal à justifier la présence d’un fraisier pour 6 personnes ! Peut-être tenter un “Monsieur l’agent, mon père adorait ce dessert alors par tradition, je vais tous les ans sur sa tombe pour me gaver” !

J’espère que vous avez ri ou au moins souri en lisant ces quelques lignes, m’imaginant en train de bredouiller mes excuses bidons. Parce que NOUS, ça NOUS a bien fait rire. Eh oui, vous vous en doutez mais au delà de la Savoie, je suis allée voir des amis avant de commencer le confinement strict lundi… Au moins en ce qui concerne les “interactions sociales” puisque professionnellement c’est beaucoup moins drastique.

J’en avais vraiment besoin.

Heureusement, j’ai eu la chance de voir pas mal de monde récemment. Mes amis, ma famille aussi. Ça va m’aider pour les semaines à venir.

Pouvoir me souvenir de chaque Spritz, chaque câlin même furtif, chaque parole bienveillante, chaque moment d’émotion, chaque promenade avec les uns, chaque chanson braillée à tue-tête avec les autres (particulièrement A nos célébrations d’Indochine “A la vie, à y croire, c’est nos célébrations. Sauver sa peau, sauvez son nom, à ne gardez que le beau“).
Je vous mets le clip si vous voulez réviser les paroles pour brailler avec moi la prochaine fois qu’on se verra !

Oui, on a bien rigolé. On a bien sûr aussi beaucoup parlé de l’atmosphère lourde et pesante avec la sensation désagréable que le virus rôde et se rapproche. Force est de constater qu’on connait davantage de gens atteints du Covid (bien plus qu’au printemps en ce qui me concerne). On s’est beaucoup lavé les mains d’ailleurs ! On a laissé les fenêtres entrouvertes et essayé de ne pas se coller de trop près.
On a évoqué les aberrations de certaines décisions gouvernementales et/ou dans les entreprises et/ou individuelles.
On s’est dit que les fêtes étaient mal engagées bien avant qu’Olivier Véran ne nous confirme que “Noël ne sera pas un Noël normal”.

On a évoqué l’intégrisme religieux, Samuel Paty, les attentats, la liberté d’expression, la violence des réseaux sociaux.

On s’est promis des apéros Zoom, des Skype et autres Facetime.

On s’est souhaité de se retrouver aux jours meilleurs, qui forcément arriveront.

Et aussi ce soir, ce serait trop long à vous expliquer le pourquoi du comment, mais on s’est dit qu’on irait voir Patrick Fiori en concert. On mettra ça sur le compte des dommages collatéraux de la pandémie !

Je vais bien et j’espère de tout coeur que, malgré tout, vous aussi, vous avez ri ce week-end.

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