Ed Sheran, c’est le mec sympa.

Le voisin d’à côté qu’on remarque à peine mais avec lequel on se verrait bien boire une Guiness.

Le type lambda avec une dégaine lambda. Un jean, un tee-shirt et des baskets.

Physiquement peu attrayant.

Un pur english.

Dont on espère qu’il a l’humour et le flegme qui vont avec.

Et après son concert, je dirais plutôt oui.

En huit ans, avec son air de rien mais ses airs qui se retiennent bien, Ed Sheeran s’est tranquillement haussé en tête des hits-parades comme aurait dit Guy Lux (NDLR pour les plus jeunes, Guy Lux était le Camille Combal des années 60 à 90).

Non seulement le petit rouquin vend des disques mais il se paie le luxe (rien à voir avec Guy) de collaborer avec des artistes aussi différents que Eminem, Beyoncé ou Justin Bieber (J’attends avec impatience un featuring sur le dernier Jeanne Mas ?!?)

Et accessoirement, depuis deux ans, il remplit des stades dans le monde entier !

Mon premier souvenir d’Ed Sheeran remonte à 2012, lors d’un concert en l’honneur de sa majesté la Queen d’Angleterre à Londres !

C’était devant Buckingham Palace (j’étais plus venue pour Robbie Williams et Elton John que pour lui !) et je ne connaissais que son premier titre “A-Team”.

Sympathique et fredonnant mais pas révolutionnaire.

Honnêtement, je n’aurais pas parié qu’il remplirait 3 stades à Lyon sept ans plus tard ! (Ça fait quand même 150 000 personnes !)

Bref, dimanche, j’ai débuté le marathon de mes concerts d’été avec l’ami Ed et c’était assez réussi !

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre et je ne connaissais pas tout.

J’avoue être venue un peu en dilettante pour accompagner ma nièce Camille à qui j’avais offert une place à Noël.

A 21h pile, le gars arrive tout tranquillou bilou, guitare à la main, pour monter sur une scène gigantesque. Genre “je passais par là, j’ai vu de la lumière, je suis venu voir de plus près”.

Pas d’arrivée en hélico, pas de costume à paillettes, pas de moto, pas de cheval.

On sent bien que lui son truc, c’est la simplicité.

Et sur cette immense scène, Ed Sheeran va jouer SEUL pendant deux heures. (J’ai eu un petit moment de doute en réalisant et en craignant que ça ne soit un peu longuet…)

Comme Vianney ou Jaïn, il n’a pas de musiciens et encore moins de choristes.

On a parfois du mal à le croire vu la quantité de sons qui déboulent de tous les côtés mais TOUT est en “direct live” comme auraient dit les Nuls (NDLR pour les jeunes, les Nuls c’est le Palmashow des années 85 à 92).

Il a juste plusieurs guitares et un petit appareil magique qu’il contrôle avec ses pieds pour enregistrer sa voix et des boucles de musique.

En revanche, au niveau des vidéos et des écrans géants, il y a du matos ! C’est d’ailleurs visuellement très réussi, très coloré et ça réhausse le tout pour donner de la consistance au show. Sinon, on n’aurait jamais qu’un petit playmobil roux avec une guitare. C’est limite pour un stade !

Mais la simplicité alliée à la technique, ça fonctionne !

Ed Sheeran enchaîne les tubes devant un public que l’on pourrait qualifier de conquis et varié puisque c’est une de ses grandes forces : plaire aux gamins, aux ados et aux adultes.

Il faut dire qu’il est capable d’enchainer du rap avec une balade irlandaise entre deux slows dégoulinants d’amour et que tout le monde s’y retrouve.

Je regrette juste qu’il ait seulement parlé anglais, ce qui nous a empêché parfois de goûter pleinement à son humour british. (Pour l’humour, je vous conseille de regarder le film  “Bridget Jones Baby” où il fait une apparition jouant son propre rôle avec pas mal de dérision)

Mais il a eu la bonne idée de brandir le drapeau tricolore de la France et de porter le maillot de foot des Bleus pour finir son concert alors on lui pardonne.

Seul petit bémol, pour moi, ça manquait un peu d’émotion mais c’est peut-être parce que je ne suis pas assez fan et pas assez bilingue pour comprendre tout ce qu’il chante ou tout ce qu’il raconte entre les titres !

Et je me suis amusée sans voir le temps passer… C’est plutôt bon signe !

Enfin… Pour être totalement transparente, l’émotion, je l’ai quand même ressentie juste avant le concert quand une amie m’a envoyé une photo de son petit neveu actuellement hospitalisé (Tiens bon G. !) sourire aux lèvres aux côtés d’Ed Sheeran.

Oui, apparemment, on peut être une star internationale et prendre le temps d’aller voir des gamins au centre anti-cancer de Léon Bérard de Lyon.

Et ça, ça réconcilie (un peu) avec l’humanité.

Alors, Ed, pour la Guiness, c’est quand tu veux et ce sera MA tournée.

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