Déjà hier je me croyais le Jour 16.

Merci à l’une de mes fidèles lectrices de me l’avoir fait remarquer (coucou Toulouse). Merci aussi à celle(s) qui corrige(nt) mes fautes. Et tant qu’on y est, merci à tous de lire, partager, commenter, liker et m’encourager. Ça me fait du bien de vous imaginer sur votre canapé, dans votre lit ou au petit déjeuner en train de lire mes conneries. En ce moment, tous ces petits riens/ces petits liens qui nous unissent sont des plus appréciables.

Je ne vais pas me trouver des excuses mais hier j’étais sous le coup de la mort de Pierre Bénichou. Rassurez-vous, je ne vais pas vous parler de lui tous les jours mais quand même nous avons perdu un type capable de dire à son pote “s’il y avait un championnat des cons, tu serais deuxième. Tu sais pourquoi ? Parce que t’es trop con pour être le premier !”

Et présentement, j’ai dû arrêter d’écouter l’hommage des Grosses Têtes sur RTL parce que ça me fait pleurer.

Je ne sais pas comment ils arrivent à faire l’émission…

Bref, j’ai pas grand chose à vous raconter parce que je vous écris tôt.

Eh oui, pardon mais ce soir j’ai un RV.

Parfaitement.

J’ai une vie moi.

De confinée certes mais j’ai une vie !

C’est ma journée Skype : à 15h et à 19h ! Quel planning de fous !

(En plus j’ai reçu au moins 4 mails et 1 appel professionnels. Les gens pensent que je n’ai que ça à faire ou quoi ?!)

Cet après-midi, pour commencer, j’ai conversé avec mon oncle de 98 ans, tout reclus dans sa chambre. Jamais je n’aurais pensé lui parler via Skype un jour, d’autant que sa maison de retraite est à 2 kilomètres à vol d’oiseau de chez moi !

Il ne m’a pas reconnue tout de suite et puis finalement, enceinte bleue collée à l’oreille, nous avons pu échanger un petit quart d’heure !

Avant de raccrocher, il a eu cette phrase qui résume tout “c’est pas facile d’être privé de liberté”. Et il en connait un rayon puisqu’il était résistant pendant la seconde guerre mondiale. C’est quand même autre chose que passer sa journée en jogging à mater Netflix.

Dans le même ordre d’idée, je ne peux pas m’empêcher de penser, encore une fois, que notre privation de liberté est toute relative comparée par exemple aux prisonniers de guerre, aux malades (pas seulement du coronavirus) cloués au lit, aux enfants esclaves, etc.

Vous trouverez peut-être la transition maladroite mais j’en reviens également aux animaux privés de liberté pour notre consommation ou juste notre bon plaisir…

Avouez qu’on pourrait profiter de cette période troublée pour réfléchir et se poser des questions non ?

Nous sommes nombreux à penser que ce coronavirus est une espèce de burn-out de la Terre que l’on malmène et que l’on maltraite sans vergogne.

Je n’ai malheureusement pas de réponse mais il est probablement grand temps de remettre en cause notre façon de consommer et plus généralement nos comportements et nos habitudes, pas seulement alimentaires…

J’écris ça, je pars faire pisser la chienne, j’en profite pour regarder Instagram pendant qu’elle chasse les lézards au soleil (je vous rassure, elle n’en attrape quasi jamais !) et je tombe sur la story du journaliste Hugo Clément qui nous explique que… la chasse au pangolin se poursuit en Chine.

Voilà, je suis à nouveau désespérée par l’humanité et ce soir, je me dis que rien ne va changer, que les Hommes vont rester ce qu’ils sont et ne tirer aucune leçon de tout ça.

Le 25 février dernier, j’ai vu Zazie à Saint Chamond, un de mes derniers concerts avant les restrictions…

Sa chanson “Je suis un Homme” prend malheureusement de plus en plus de sens.

Allez, on ne se laisse pas abattre, ce soir j’ai mon deuxième “visio apéro” et je lèverai mon verre de Spritz à votre santé (c’est rien de l’dire !)

Je vais bien.

Et nom d’un petit pangolin, j’espère de tout coeur que vous aussi.

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