Les hommes. Les femmes. Les enfants…

Je n’ai réellement parlé qu’au guide durant ce safari. Je n’ai donc qu’une vision, celle de Nixon et quelques impressions à vous livrer sur les 50 millions de tanzaniens. Autant vous dire que je n’ai pas l’intention et encore moins la prétention de vous parler de ce pays objectivement.

Je ne veux pas (et je n’ai pas le temps !) de faire de recherche approfondie et de confronter les opinions des uns ou des autres.

Alors comme ça en vrac, je vous dirai seulement que le climat politique semble plutôt calme en Tanzanie, surtout au regard de certains pays africains voisins. Pour faire court, cette ancienne colonie anglaise a obtenu son indépendance en 1961, s’est unie à Zanzibar en 1964 et c’est une république dont le président est élu au suffrage universel direct.

Les quelques 130 ethnies cohabitent apparemment en bonne intelligence tout comme les trois religions principales : le christianisme, l’islam et l’animisme… Dont je n’avais jamais entendu parler.

Je vous livre sans commentaire la définition wikipédia “c’est la croyance en un esprit, une force vitale, qui anime les êtres vivants, les objets mais aussi les éléments naturels, comme les pierres ou le vent ainsi qu’en des génies protecteurs”.

Et je vous laisse méditer là-dessus !

En matière de ressenti, nous étions tout à fait en sécurité dans les parcs. Voiture ouverte, sac et appareil photo visibles : aucune crainte !

En revanche, à Arusha, seule ville que nous avons vraiment fréquentée à l’arrivée et au retour, nous n’avons pas eu le droit de marcher seules dans les rues, même en pleine journée.

Je n’ai donc que peu de photos, souvent prises à la volée depuis la voiture !

Et première chose frappante : le nombre impressionnant de “Car Wash” (stations de lavage de voitures en bon français !) que je ne m’explique pas vraiment… Peut-être parce que de nombreux guides habitent Arusha et qu’ils doivent laver les voitures souvent en raison de la poussière (?). Il y a aussi de beaucoup de motos qui font office de taxis. Ils se doivent eux aussi d’être propres (?). Dernière hypothèse, ils blanchissent l’argent de la drogue mais là il faut être fan de la série “Breaking Bad” pour comprendre !

Autre boutique très populaire : les salons de coiffure ! Non pas que les femmes soient particulièrement coquettes mais plutôt parce que nombreux sont ceux et celles qui ont le crâne rasé !

Tous les enfants déjà, par souci d’hygiène et d’égalité ! C’est aussi pour cela qu’ils portent un uniforme.

Tous ne sont pas scolarisés mais l’éducation est officiellement obligatoire et gratuite de 5 à 18 ans. Mais dans certaines tribus, les enfants travaillent encore dès leur plus jeune âge (berger notamment). D’autres habitent trop loin et seules les écoles privées mettent à disposition des bus de ramassage scolaire. Alors il y a encore des progrès à faire en la matière. Sachez aussi que le taux d’alphabétisation est plus élevé chez les hommes que chez les femmes ! Ben voyons… L’inégalité homme/femme est universelle !

Enfin, bizarrement il y a aussi souvent des magasins de literie qui n’hésitent pas à exposer leur modèle en bord de route !

Côté transports, exceptés quelques grands axes, les routes sont souvent en assez mauvais état et vite impraticables à la saison des pluies.

Dans les villes, il y a pas mal de motos avec 2 voire 3 passagers (souvent sans casques) et tout un tas de minibus surpeuplés et customisés (avec plus ou moins bon goût !) : les dala dala.

Apparemment, le train dessert plutôt bien le pays, surtout entre la côte et l’intérieur des terres. Mais ayant passé la majeure partie de notre temps dans les parcs, nous n’avons pas vu de voies ferrées !

En ce qui concerne le transport aérien, il y a trois aéroports internationaux et des lignes intérieures mais elles restent souvent trop chères pour la majorité des habitants. Nous sommes rentrées du parc Serengeti à Arusha à bord de ce petit avion et effectivement, il n’y avait que des touristes…

Apolline, pas emballée à l’idée de monter à bord…

Pour en revenir à la ville et particulièrement à Arusha, il y a de nombreux petits stands en bord de route, en plus de ceux des marchés et des boutiques. Le chauffeur nous a expliqué que tout le monde avait le droit de vendre ce qu’il voulait comme il voulait, quand il voulait… Ce qui m’a laissé perplexe et rêveuse en pensant à toutes les autorisations qu’il faut demander en France pour installer un commerce !!!

Enfin, à Arusha, il y a un bâtiment qui dénote par sa modernité : le Cultural Heritage Centre. Un immense complexe qui propose une galerie d’art, des boutiques d’artisanat local (notamment de bijoux en tanzanite, pierre précieuse dans les tons de bleu/violet très belle et très chère) et des restaurants.

Dans la galerie, une rampe en spirale parcourt tous les étages sans interruption pour permettre de découvrir au fur et à mesure de la progression les collections de peintures, photographies ou sculptures.

Quant au bâtiment extérieur, je n’ai pas pu faire une belle photo de l’ensemble (pour cause de travaux) mais il représente une lance, un bouclier et un tambour respectivement symbole de la force, la sécurité et la maternité.

Lieu incontournable pour acheter quelques souvenirs, je me permets de vous conseiller notamment les “tongs de Maasaï” (appellation d’origine non contrôlée), astucieusement confectionnées dans du véritable pneu. Ça c’est du recyclage !

Et je réponds par avance aux mauvaises langues que “NOOOOOON, je n’échangerai pas mes Crocs contre elles” !

Kufuata…

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